Apprendre à son chien à gérer sa frustration – ou l’auto-contrôle | OhMyPuppy

la frustration chez le chien

La gestion de sa frustration, un apprentissage tout aussi délicat chez le chien que chez l’humain; mais néanmoins nécessaire afin d’être en mesure de construire des relations harmonieuses, avec le monde qui nous entoure. Vous vous souvenez du premier refus catégorique, que vous avez essuyé dans votre plus tendre enfance ? De la première fois où vous avez dû renoncer à quelque chose qui vous tenait à coeur ? Pas le meilleur ressenti pour sûr. Et pourtant vous avez appris à gérer, et à tolérer cette frustration, ce qui vous permet aujourd’hui de vivre (plus) sereinement les aléas parfois inattendus du quotidien. 

Aujourd’hui, c’est à votre tour de transmettre cet apprentissage à votre chien, qui tout comme vous, a des attentes et besoins envers ce qui l’entoure.

Le sentiment de frustration chez le chien

Lors de nos échanges et rencontres avec les membres de la communauté OhMyPuppy, de nombreux tuteurs nous présentent ce même problème : leurs chiens ne supportent pas les contrariétés. En d’autres termes, ils ont du mal à gérer leur état émotionnel s’ils n’obtiennent pas immédiatement ce qu’ils veulent. Un chien roi peut être comparé à un enfant gâté, qui ne s’est jamais vu refuser ses envies, et dont les caprices sont invariablement assouvis. Imaginons.

Un enfant est dans un centre commercial. Tirant la main de ses parents, hurlant et pleurant afin d’obtenir le dernier tamagochi qu’il a pu apercevoir dans une vitrine. Maintenant, imaginez un petit chiot. Plein dimanche ensoleillé, vous êtes avec des amis chez vous et la journée se prête parfaitement à un petit barbecue improvisé. Seulement votre petit ami à quatre pattes n’a de cesse de réclamer après la source de cette odeur si alléchante. Et le voilà maintenant sautillant sur tout le monde, jappant autant que faire se peut, et pleurant pour tenter de faire fondre votre carapace de « Non, non !! ».

Ces deux scènes peuvent prêter à sourire, dans la mesure où ces deux scénarios sont relativement communs. L’envie ressentie par les deux parties est tout à fait compréhensible, et après tout, pourquoi pas … ? Seulement, il existe une nuance entre répondre à un besoin, et satisfaire un « caprice ». Si bien il est nécessaire de venir combler les besoins existentiels d’un individu, autant satisfaire les moindres caprices d’un chien, comme d’un humain n’aidera en rien à l’armer face aux situations qu’il sera forcément amené à rencontrer dans la vie.

Et de fait ! La plupart des problèmes comportementaux rencontrés en éducation canine découlent bien souvent d’une mauvaise gestion de la frustration, voire d’un apprentissage à la tolérance inexistant. Cette énergie négative se traduira alors de différentes manières en fonction du chien et de la situation rencontrée, mais restera le plus souvent pénible pour votre ami canin et son entourage.

Chien qui vole de la nourriture à table

Mon chien est-il frustré ?

Votre chien n’apprécie pas vraiment que vous l’empêchiez d’aller jouer avec un congénère de l’autre côté de la route, et vous le fait bien sentir ? Il aboie sans cesse ou gémit lorsque vous ne vous occupez pas de lui pendant plus de 10 secondes ? Vous avez eu le malheur de caresser un autre chien devant votre ami canin, et celui-ci ne s’en remet pas ? 

La frustration, chez le chien comme chez l’humain peut se traduire de bien des manières différentes, et prendre divers visages. C’est pourquoi il est essentiel d’identifier la cause première de la frustration de votre chien. Est-il trop attaché à sa nourriture, ou bien à vous ? Ou peut-être n’a-t-il tout simplement pas l’habitude de se voir refuser l’objet de ses attentes ? 

Une fois la réponse obtenue, vous pourrez venir travailler sur la source de son ressenti plutôt que sur l’attitude qui en découle. De la sorte vous apprendrez à votre chien à vivre sereinement des situations, qui sont pour lui délicates, plutôt qu’à y répondre autrement en les évitant ou en les fuyants par exemple. 

Les signaux de frustrations canins

Voici une liste d’attitudes souvent présentées par les chiens n’ayant pas appris (ou à leur manière) à gérer leur frustration :

  • L'absence de patience
  • Des sauts incessants et incontrôlables sur l'humain
  • S'exprime de manière forte/pesante et récurrente : en grattant, aboyant, gémissant, mordillant, etc ...
  • Des conflits récurrents entre chiens et envers les humains
  • Et tout autre attitude afin d'obtenir ce qu'ils veulent, tant que ça marche !

Si certaines des situations décrites ici vous sont familières, je vous invite à prêter une attention particulière aux exercices et petites habitudes du quotidien qui suivent !

Comment apprendre l'auto-contrôle à son chien - ou la tolérance face à la frustration

Mise en place d'un cadre éducatif

L’apprentissage de la frustration chez le chien commence dès son plus jeune âge; auprès de sa mère et de sa fratrie. Au cours du développement et de l’éducation du chiot, sa mère lui apprendra avec patiente et bienveillance (mais non sans une certaine fermeté) les règles de la vie en communauté, ainsi que la politesse. Elle saura lui faire comprendre lorsqu’elle n’est pas disponible en le repoussant gentiment, ou bien à modérer ses envies et caprices lorsqu’il en vient à la nourriture, ou au jeu. 

Vous l’aurez compris, la tolérance face à la frustration est une notion délicate à transmettre. Il est important de saisir la bienveillance, la cohérence, ainsi que la patience qui résident dans les refus de la maman chien. La stabilité émotionnelle de la mère permettra au chiot de renoncer à ses caprices sans amertume, et conditionnera positivement ses actions prochaines.  Patience, et bienveillance … Vertus que l’humain a souvent tendance à « oublier » au sein de ses interactions avec autrui.

Afin de continuer cet enseignement initié à l’âge tendre de votre chien, il existe de merveilleux outils qui ont fait leurs preuves à travers le temps et les expériences : les bases éducatives ! Bien amenées, ces dernières vous permettront de fixer des limites claires et non contraignantes, que votre chien intégrera avec grand plaisir dans la mesure où vous répondez par ailleurs à ses besoins.

1 - Satisfaire les besoins de son chien

Alors qu’entend-on par répondre au besoin d’un chien ? Beaucoup pensent qu’avoir des heures de repas fixes, une balade au réveil et avant de se coucher (ou pire, un simple tour dans le jardin) représentent un bon programme quotidien pour un chien. 

À cela je n’ai qu’une question; vous sentiriez-vous épanouis, en tant qu’être vivant et sociale, si chaque jour vous répétiez le même schéma ? Si vous exploriez de semaine en semaine de mois en mois, d’année en année, le même jardin avec ses mêmes clôtures, ses mêmes odeurs, ses mêmes « surprises » ? 

Le confinement en est un bon exemple. Notre bien-être, et épanouissement personnel sont étroitement lié à l’ensemble des événements que nous vivons. 

Votre chien, tout comme vous, a besoin de dépenser son énergie chaque jour. De manger, correctement, à des heures fixes. De ressentir de nouvelles choses, et faire face à des situations inédites, avoir des interactions sociales … S’éprouver, en somme. Voilà ce qui nous caractérise en tant qu’être sensible; cette quête du vivant. 

Les besoins d’un chien peuvent être repartis en 5 types de dépenses :

  • Dépense physique : La base. Veillez à proposer de Au MINIMUM 30 minutes, voire 1 heure chaque jour, de dépense physique à votre chien. On entend par dépense physique ce qui viendra solliciter et éprouver le corps de votre chien, comme les balades (idéalement le plus souvent en de nouveaux lieux. Répéter chaque jour le même circuit limitera clairement votre chien dans sa découverte du monde qui l'entoure, et de sa confiance en lui) des séances de jeux, ou toute activité canine, comme l'agility, le canicross, et autres disciplines vous permettant de nourrir le lien qui vous unit à votre chien.
  • Dépense masticatoire : Tout comme un enfant qui aime à toucher tout ce qui tombe sous ses mains, l'activité masticatoire chez le chien est extrêmement importante. Afin de favoriser son développement physique, son bien-être mental, et la sauvegarde de vos meubles, il est vivement recommandé de vous équiper de jouets adéquats. Le thug, et autres jouets à cordes vous permettront de dépenser aussi bien physiquement que mentalement votre chien, tout en lui assurant une occupation longue durée !
  • Dépense mentale : Solliciter votre chien mentalement sera tout aussi important que sa dépense physique. Et pour cela, rien ne vaut de bonnes séances de jeux éducatifs ! Apprendre des tours et indications régulièrement à votre chien stimulera sa réflexion, ainsi que son écoute à votre égard. Du plaisir constructif à consommer quotidiennement sans modération !
  • Dépense sociale : Les interactions sociales avec ses congénères joueront un rôle important dans l'épanouissement de votre chien; c'est pourquoi il est important de veiller à proposer des interactions positives et bénéfiques. Se faisant, votre chien pourra se défouler librement, et pourra ainsi conserver voire développer ses codes canins afin de ne pas souffrir par la suite de trouble du comportement et des interactions avec d'autres chiens.
  • Dépense olfactive : L'odorat étant l'un des sens les plus développés chez le chien, il est important de venir le solliciter afin de proposer une dépense physique et mentale à votre chien. Dans cette optique, les jeux de piste, de recherches, les balades ou tapis éducateurs par exemple, raviront certainement votre ami à quatre pattes !

2 - Les bases éducatives

L’apprentissage des bases éducatives canines est nécessaire au sein de toute relation Humain-Chien. Dans le cas d’un chien frustré, ces notions utilisées à bon escient proposeront à votre chien un terrain d’écoute et d’entente. Vous pourrez ainsi « dialoguer » avec lui afin de lui faire voir qu’il existe d’autres manières d’arriver à ses fins, ou que certaines limites ne doivent pas être franchies.

Le « non », le « stop », le « pas bouger », apprendre à réguler les aboiements, ou une excitation (trop) débordante, sont autant d’outils utilisés chaque jour par les éducateurs canins. Car il est bon de fixer des limites dans un premier temps, avant de pouvoir laisser place à une communication plus complice, et des échanges plus débridés dans le respect de chacun.

3 - Prêter attention à ce que dit votre attitude

Lorsque l’on pense à la communication entre deux êtres, le premier aspect qui nous vient en tête est la parole. Mais si je vous disais que la tenue de votre corps, en disait tout aussi longs que les mots que vous formuliez ? Et c’est encore plus vrai lorsque votre interlocuteur se trouve être un chien ! 

La communication physique se traduira ainsi dans vos postures et vos gestes, vos intonations de voix et récompenses. S’il vous faut analyser les codes et signaux de votre chien afin de déterminer avec précision ce qu’il attend de vous, il en est de même pour lui ! En adoptant les mêmes attitudes en des circonstances similaires, votre chien parviendra plus facilement à comprendre ce que vous attendez de lui, et donc à y répondre. 

Par ailleurs, avoir une attitude cohérente envers son chien passe également par une certaine compréhension, et inflexibilité. Ce qui sous-entend de considérer un chien tel qu’il est, avec des envies besoins et attentes propres, afin de pouvoir y répondre de manière adéquate.  

Si vous acceptez que votre chien monte sur le canapé sauf lorsqu’il est mouillé, que vous lui donnez à manger à table ou en pleine préparation occasionnellement… Ce dernier risque d’être légèrement confus quant aux limites à respecter, et aura simplement compris qu’en insistant, il parvenait à ses fins. Au même titre qu’un enfant capricieux ! 

 

Chien roi qui mange sa gamelle

4 - La gestion des ressources

On entend parfois parler de chiens possessifs, jaloux ou voir même égoïste. Hors très souvent, ces chiens n’ont malheureusement juste pas eu la chance d’apprendre à gérer leur frustration correctement, et sereinement. Chose qui n’est généralement agréable ni pour le chien, ni pour son entourage. 

Dans ces situations, il faudra mener un travail de ré-équilibrage et de tolérance auprès du chien. Notamment concernant sa notion de la gestion des ressources !

  • Gestion de la nourriture : L'idéal est de proposer à votre chien un espace calme qui lui est propre pour ses repas (en d'autres termes où il n'aura pas la crainte d'être dérangé). Et de limiter le temps du repas à 15-30 minutes à chaque fois, quitte à retirer la gamelle. Lorsque vous etiez enfant, aviez-vous accès aux gâteaux ou au frigo à n'importe quelle heure de la journée ? Il en va de même pour les chiens ! En tant que tuteurs, vous vous devez de contrôler l'accès à la nourriture afin de rythmer les cycles digestifs de votre chien (et ainsi éviter un retournement de l'estomac de votre chien), et atténuer les habitudes gloutonnes pouvant se révéler parfois dangereuses.
  • Gestion des contacts: Voila un point à ne pas négliger : soyez le plus possible à être à l'initiative des interactions avec votre chien. Au même titre que pour la nourriture, initiez de vous-même les moments de jeux et choisissez lorsqu'ils doivent prendre fin. Si votre chien a tendance à vous solliciter constamment pour jouer, c'est parfait ! Ignorez le quelques minutes, avant de revenir vers lui pour une séance de jeu endiablé dont vous acterez la fin également. Petit à petit, votre chien bien-aimé comprendra que vous venez répondre à ses envies, sans même avoir besoin d'insister pour cela. Il vous fera confiance, pour ainsi dire. Par ailleurs, répondre à toutes les sollicitations de votre chien n'est pas bon pour son apprentissage de la frustration. Tout comme on ne peut accéder à chaque caprice d'un enfant, il faudra parfois apprendre à votre chien que le moment est mal choisi, et qu'il ne peut accéder à tout quand il le veut. Que renoncer conduit parfois à plus de plaisir que le but initialement recherché 🙂
  • Gestion de l'espace : A l'état naturel, les chiens bien qu'aventurier, reviennent la nuit tombé à leur tanière. Un endroit calme et sécurisant, un lieu de repos où ils ne seront dérangé par personne. Tout comme vous et moi, appréciant le confort de notre chez nous à la suite d'une belle journée. C'est pourquoi il est nécessaire de fournir à votre chien un endroit rien qu'à lui, qu'il considérera comme son refuge. Un lieu à l'abris des courants d'airs, qui ne soit pas dans le passage, et où votre loulou pourra se reposer sans que personne ne vienne l'enquiquiner (pas même vous ! Si vous souhaitez interagir avec votre chien, laissez lui le choix en lui demandant de sortir de son panier)

Jouer pour s'exercer !

Une fois la théorie ci-dessus mise en pratique dans votre quotidien, il sera temps de passer à des exercices et jeux éducatifs concrets. Notre but ici, sera de permettre à votre chien d’assimiler positivement la notion suivante : renoncer, c’est gagné !  Qui formera la base de l’apprentissage de la frustration chez votre chien.

Pour faire simple, le renoncement consiste à stopper une action en cours ou une volonté de faire, à la demande ou non du maître. En amenant votre chien à comprendre que lorsque vous lui demandez de s’arrêter, il obtient votre reconnaissance ainsi qu’une douce friandise (ou bien une caresse, ou une séance de jeu dépendamment de votre chien) … Ce dernier ne mettra pas longtemps à comprendre où se trouve son intérêt 🙂 

L’idée qui devra guider l’apprentissage de la frustration chez votre chien, sera de toujours favoriser la réussite lors des exercices. Si votre chien a du mal à s’arrêter dans son élan au début, ou dans son intention ce n’est pas grave ! En mettant simplement l’accent sur les succès et réussites de votre chien, celui-ci s’adaptera (à son rythme) à cette nouvelle attitude d’auto-contrôle.

1 - Renoncer, c'est gagné !

Pour cet exercice, rien de compliqué, il vous suffit de vous munir d’une friandise et de prendre place devant votre compagnon à quatre pattes. Ce jeu vous permettra de poser les bases du conditionnement suivant : « si je renonce, si j’accepte ma frustration, je gagne ! »

Tout comme pour le jeu du On/Off, votre posture ainsi que vos intonations joueront un rôle très important pour la compréhension de votre chien

  • Étape 1 : Une fois dans un endroit calme et sans stimuli, placez une friandise dans votre main et positionnez-vous face à votre chien.
  • Étape 2 : Fléchissez les genoux, et d'une voix joyeuse montant dans les aigus, annoncez un "Ouuui" à votre chien afin qu'il se saisisse de la friandise.
    Répétez cette action quelques fois afin de créer un début d'habitude.
  • Étape 3 : Cette fois-ci, gardez une posture bien droite la main toujours tendue (vous pouvez la refermer si votre chien s'approche malgré tout pour s'emparer du butin) et d'une voix lente et grave, énoncez un "Tutu" ou un "Hanhan".
    Le but ici sera de faire comprendre par votre attitude à votre chien qu'il doit se retenir.
  • Étape 4 : Si votre chien fait mine de se détourner de la friandise, ou s'il la quitte des yeux ne serait-ce que quelques secondes, fléchissez les genoux et énoncez un "Ouiii" joyeux afin qu'il puisse être récompensé de son effort.

En répétant et en ancrant cette nouvelle habitude de renonciation, votre chien assimilera très rapidement la signification de vos postures et intonations, dont vous pourrez-vous servir pour d’autres indications également.

2 - Le jeu du On/Off - ou le système de l'interrupteur

L’exercice du On/Off est un excellent apprentissage de l’auto-contrôle en s’amusant, également utile pour apprendre le stop à votre chien. Le but ici sera d’amener votre chien à un haut niveau d’excitation, pour redescendre sur un signal à un état de calme, avant de reprendre de plus belle. Un excellent moyen pour votre chien de comprendre qu’une trop grande excitation signifie la fin du plaisir ! 

  • Étape 1 : Placez-vous face à votre chien, dans un endroit calme, muni d'un jouet que votre chien apprécie (mais qui ne l'excite pas trop non plus) idéalement un jouet à corde, et commencez à jouer avec lui en l'incitant verbalement.
    Le but sera que votre chien et vous tiriez chacun sur la corde. Lors du jeu, prenez une position fléchie, ou le dos courbé et parlez d'une voix qui monte vers l'aiguë, joyeuse, entraînante.
  • Étape 2 : Une fois votre chien assez emporté par le jeu, et juste avant que cela devienne trop compliqué, redressez-vous soudainement, et énoncez votre indication d'arrêt fermement : "Stop !" en gardant une position la plus statique possible, et une main ferme sur le jouet.
  • Étape 3 : Dès que votre chien lâchera le jouet, et aura stoppé son élan, attendez quelques secondes afin d'atteindre un réel retour au calme, puis félicitez/récompensez joyeusement votre chien avant de pouvoir reprendre à l'étape 1.
    - Si votre chien ne veut pas lâcher son jouet, tentez dans un premier temps d'accentuer plus vos postures ainsi que le ton de votre voix lors de vos indications. N'hésitez pas à exagérer dans un premier temps !
    - Si cela ne suffit toujours pas, troquez le jouet dans la gueule de votre chien contre une friandise, ou un autre jouet, et félicitez-le pour ce début de renoncement !

3 - Travailler le stop à distance

Cet exercice, un poil plus complexe, demandera à votre chien de connaitre quelques indications supplémentaires, comme le « assis » ou le « reste« , mais c’est un très bon exercice d’écoute et d’auto-contrôle ! 

  • Étape 1 : Placez-vous face à votre chien dans un environnement calme, et demandez-lui de "s’asseoir", ainsi que de "rester là"
  • Étape 2 : Une fois votre chien totalement calme et immobile, éloignez-vous de lui jusqu'à une distance raisonnable dans un premier temps (10 ou 15 pas ?).
  • Étape 3 : L'écoute de votre chien rivée sur vous; demandez-lui de venir à vous, mais avant qu'il n'arrive à la moitié de la distance, énoncez fermement votre indication de stop en levant face la paume de votre main vers lui. Vous pouvez également avancer de quelques pas dans sa direction, afin d'interrompre sa course.
    Lorsque votre chien s'arrêtera, attendez quelques secondes, puis félicitez-le chaudement avant de le récompenser d'une douce friandise !
  • Étape 4 : Une fois cette nouvelle habitude ancrée, il ne vous reste plus qu'à pimenter à nouveau le jeu grâce à la règle des 3D ! Augmentez la distance progressivement (au début de sa course, ou au milieu), ainsi que la durée de l'arrêt. Vous n'aurez plus qu'à inclure cet exercice à votre quotidien lors de situations un peu plus distrayantes !

Si votre chien rencontre des petits soucis pour s’arrêter, ou que son écoute est trop brève, reprenez patiemment les étapes précédentes jour après jour, jusqu’à ce que votre chien comprenne ce que vous attendez de lui.

Chien qui attend seul

Armer votre chien pour supporter au mieux votre absence

Tout chien au sein d’un foyer est amené, à un moment ou un autre à rester seul… Et autant pour lui que pour vous, mieux vaut que votre compagnon adoré y soit préparé correctement ! 

Cette frustration particulière ressentie par le chien lorsqu’il est seule, également appelée anxiété de séparation, découle le plus souvent d’un attachement très fort voire dépendant envers le tuteur. Si bien l’amour sous-entendu est relativement craquant, autant ce type de relation peut devenir pesante, voir problématique ou destructrice à plusieurs niveaux. 

Afin d’amener votre chien à vivre plus sereinement vos absences, voici quelques astuces pratiques :

C’est pourquoi il est nécessaire de les habituer à rester seul de temps à autre afin que votre chien puisse vivre ces moments d’éloignements du mieux possible. 

  • Astuce 1 : Et pas des moindres : fournir une bonne dépense (physique et mentale) à votre chien avant vos absences, et veillez à répondre à ses besoins divers. L'idée ici est d'inviter votre chien à se reposer jusqu'à votre retour.
  • Astuce 2 : Proposez lui un jouet d'occupation (du type Kong ou tapis de fouille) auquel il n'aura accès que lors de vos absences ! Ainsi, vous garantirez à votre chien des heures de plaisir cadré.
  • Astuce 3 : Eviter tout rituels de départs/arrivé, afin de ne pas faire de votre départ un événement. Quittez votre maison tout simplement comme si vous alliez à la boite aux lettres, et à votre retour, attendez quelques instants avant de saluer votre chien 🙂
  • Astuce 4 : Ne disputez surtout pas votre chien si celui-ci a fait des bêtises en votre absence. Nos amis canidés vivant dans le présent, ils auront du mal à saisir la cause de votre énervement, et risque d'y associer votre retour plus que sa propre bêtise.

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